La clé de l’identité du Pape François: Sa maîtrise des Exercices Spirituels jésuites

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Chers amis,

Entouré de mystère et d’adulation, le Pape François fait l’objet d’un véritable culte personnel. Un facteur extrêmement révélateur nous donne la clé de sa manière d’être : les Exercices Spirituels des jésuites, c’est-à-dire le système spirituel que ce pape utilise pour apprendre aux gens à conduire leur propre conversion spirituelle. Tout indique que le Pape François est passé maître dans la pratique des Exercices Spirituels jésuites. À l’heure où les médias et de nombreux évangéliques œcuméniques couvrent le pape François de flatteries, voici une clé permettant de le cerner. Nous vous demandons de partager l’article ci-dessous avec vos proches et vos amis. Merci.

La clé de l’identité du Pape François :

Sa maîtrise des Exercices Spirituels jésuites

Richard Bennett

À l’occasion du premier anniversaire de l’élection du Pape François au siège pontifical, il nous a semblé utile de chercher à savoir ce que les jésuites eux-mêmes pensent de son action. Avec à-propos, James Martin SJ, rédacteur du prestigieux magazine jésuite America, apparaît dans une brève vidéo sur Internet, intitulée : « Le Pape François, toujours Jésuite »[1]. La vidéo est sous-titrée : « Aspects de l’identité jésuite du Pape ». Martin fait remarquer que François a été le maître des novices jésuites de la province argentine. Jamais il n’aurait pu occuper un poste pareil sans une connaissance approfondie du texte des Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola. Le jésuite Martin estime que l’identité jésuite de François influence énormément ses actions en tant que pape. Cela ne fait donc aucun doute : le Pape François connaît bien ces Exercices Spirituels ignaciens.

Avant de parler de ces Exercices Spirituels, il nous faut connaître leur contexte historique. La méditation orientale vise l’union directe avec Dieu. En Europe au 12e et au 13e siècles, le mysticisme oriental connut un succès considérable. Comme la papauté n’avait jamais adhéré à l’Évangile véritable, elle n’eut aucun mal à absorber et à s’assimiler les pratiques païennes existantes au sein du Saint Empire Romain. Dépourvue d’une authentique spiritualité fondée sur l’Évangile et sur la Bible, l’Église papale devint un terreau idéal pour la propagation du mysticisme oriental importé d’Alexandrie. Donc dès le 13e siècle, des tendances mystiques apparurent dans les nouveaux ordres religieux, tels que les franciscains de François d’Assise et les dominicains de Dominique de Guzman. Au 16e siècle, on trouve les Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola, typiques du mysticisme catholique romain. Leur habileté géniale réside dans le fait qu’ils s’efforcent de brancher, essentiellement au moyen de l’imagination, les pensées et les actes d’un individu sur ce qu’ils appellent la grâce de Dieu.[2] Ignace de Loyola fait ainsi la promotion d’un mysticisme qui prétend aboutir à l’union personnelle directe avec le divin.

Ignace de Loyola se soumet au Pape Paul III

L’historien James A. Wylie raconte comment Ignace de Loyola et ses compagnons firent acte de soumission envers le Pape Paul III à Rome.

« La guerre dans laquelle Ignace de Loyola et ses neuf compagnons s’enrôlèrent, quand le 15 août 1534 ils prononcèrent leurs vœux dans l’église de Montmartre, devait se livrer contre les Sarrasins en orient… [Cependant,] la guerre qui venait d’éclater entre la République et la Porte leur interdit l’entrée en Asie. Ils interprétèrent ces circonstances comme un ordre de se mettre à l’œuvre dans le monde occidental. Revenant sur leur pas, ils se dirigèrent alors vers Rome. Dans chaque ville où ils passèrent au cours de leur marche vers la ‘Ville éternelle’, ils acquirent une réputation de sainteté peu commune en travaillant dans les hôpitaux et en s’adressant à la population dans les rues. Alors qu’ils s’approchaient de Rome, certains compagnons d’Ignace se sentaient découragés. Mais Ignace fut rempli de joie par une vision dans laquelle le Christ lui serait apparu et lui aurait dit : ‘À Rome, je te manifesterai ma grâce’. L’espérance qu’engendra cette vision ne fut pas déçue. Ignace et ses compagnons entrèrent dans les portes de la capitale de la chrétienté et se jetèrent aux pieds de Paul III, qui les accueillit avec joie. Le pape estima que l’aide qu’ils offraient était des plus opportunes. De graves dangers menaçaient alors la papauté : la moitié de l’Europe se révoltait, et les anciens ordres monastiques s’avéraient incompétents. Ce nouveau secours inattendu paraissait venir du ciel. On rédigea les règles et la constitution du nouvel ordre religieux, puis le pape les approuva. Deux caractéristiques de ce nouvel ordre religieux plaisaient particulièrement à Paul III. La première était son vœu d’obéissance inconditionnelle : la « Compagnie de Jésus » jura d’obéir au pape comme une armée obéit à son général. Les membres de l’ordre jurèrent obéissance au pape non seulement au sens canonique, mais aussi au sens militaire. Ils iraient n’importe où, n’importe quand, pour faire absolument tout ce qu’il plairait au pape de leur commander. Bref, plus que des moines, ils étaient des soldats.[3]

Le Pape François a été profondément endoctriné par les Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola et par l’attitude militante de ce dernier. Voilà que maintenant il manifeste sa formation ignacienne sur la scène mondiale.

Répercussions éthiques des Exercices Spirituels

Il exprime cette formation de plusieurs manières, par exemple quand il prêche. Loin de prêcher l’Évangile ou de se livrer à une exégèse des Écritures pour convaincre ses auditeurs de péché, de justice, et du jugement à venir, il leur dit : « Fermez les yeux et imaginez-vous en train de… » Cette méthode fait ne fait appel qu’aux émotions ; elle n’incite pas à réfléchir sur un passage des Écritures, ou sur une vérité objective tirée de la Parole écrite de Dieu. Et James Martin de commenter : « Dire : ‘fermez les yeux et parlez à Jésus dans votre prière’, voilà une démarche tout à fait ignacienne. » Sur ce point, James Martin voit juste.

Les Exercices Spirituels mettent constamment l’accent sur l’imagination. Ils poussent le fidèle à se représenter de manière détaillée les horreurs sanglantes de l’enfer ; à imaginer, par exemple, la puanteur du soufre. Le texte nourrit constamment l’imagination surchauffée, toute vérité et toute miséricorde étant absentes. Telle est la voie qu’Ignace a tirée de sa lecture des vies des saints et des mystiques ; mais ce n’est pas la voie des Écritures. L’Écriture proclame au contraire que « les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse. »[4] Le Seigneur se montre extrêmement miséricordieux en daignant convaincre le pécheur de son état précaire devant le Dieu Saint. Le Seigneur Jésus-Christ s’est sacrifié pour les pécheurs, devenant leur propitiateur. Le croyant qui met sa foi dans le Seigneur Jésus-Christ – et en lui seul – est sauvé, recevant la vie éternelle par la foi seule et par la seule grâce de Dieu. Comment le pécheur perdu pourrait-il savoir cela, si on ne lui enseigne pas que la Bible seule est l’autorité suprême ? Comment le pécheur perdu connaîtra-t-il l’Évangile authentique s’il ne lit pas la Bible, ou si personne ne lui en parle ?

L’ouvrage principal d’Ignace de Loyola, les Exercices Spirituels, se propose d’enseigner la manière de parvenir à l’union mystique avec Dieu. Dans la pratique, cette démarche constitue une contrefaçon de la conversion véritable à Jésus-Christ. Formé par les Exercices Spirituels, et dans son rôle papal actuel, le Pape François sert Dieu selon les préceptes subjectifs de sa propre conscience. Il n’est donc pas étonnant, comme le souligne le prêtre jésuite Martin, de voir ce pape enfreindre les traditions catholiques toutes les fois qu’il le veut, parce qu’il est « libéré des attachements désordonnés » selon la subjectivité de sa propre conscience, et qu’il n’adore pas et ne sert pas Dieu selon l’autorité des Écritures.[5] Nous constatons donc que l’Église catholique romaine est entrée dans une nouvelle phase : avec son premier pape jésuite, elle est ouvertement dirigée par un individu, et non par l’autorité de l’Écriture seule, ni même par ses propres diktats qui ajoutent la Tradition à l’Écriture.

La spiritualité ignacienne aujourd’hui

Les jésuites font activement la promotion des Exercices Spirituels sur l’Internet, comme par exemple sur le site qui a pour adresse http://www.ignatianspirituality.com Citons un paragraphe tiré de ce site :

« Les Exercices Spirituels sont une compilation de méditations, de prières, et de pratiques contemplatives mises au point par St. Ignace de Loyola pour aider les fidèles à approfondir leur relation avec Dieu. Pendant plusieurs siècles, on administrait le plus souvent ces Exercices au cours d’une ‘retraite prolongée’ de solitude et de silence pendant environ 30 jours. Plus récemment, on a remis l’accent sur les Exercices Spirituels en tant que programme destiné aux laïcs. La manière la plus courante de conduire ces Exercices aujourd’hui est de faire « retraite au quotidien », c’est-à-dire de suivre un programme de prière quotidienne d’un mois, assorti de rencontres avec un directeur spirituel. Il existe aussi beaucoup d’autres façons d’adapter les Exercices en fonction des besoins des gens d’aujourd’hui.[6]

N’oublions pas que la spiritualité et l’éthique jésuites allient très efficacement les techniques mystiques aux préceptes autoritaires. Les écrits et les enseignements du jésuitisme font souvent appel aux techniques de dissociation. Avec une grande subtilité, ils poussent le disciple à adopter une nouvelle vision de la réalité et de nouvelles normes éthiques, sans la moindre réflexion critique sur l’intégrité intellectuelle et le bien-fondé logique des propositions dogmatiques sous-jacentes. Dans l’enseignement jésuite, la fluidité des suggestions et du raisonnement casuistique tend à écarter toute résistance mentale ; elle empêche l’élève d’évaluer ce qu’il visualise ou ce qu’il ressent sur le plan émotionnel ; elle s’oppose ainsi à la réflexion. C’est une technique de désarmement méthodique utilisant la dissociation, et conduisant inévitablement à une capitulation de la pensée et de la volonté. On en retrouve un exemple contemporain avec le jésuite Jim Harbaugh. Il offre une magistrale synthèse du jésuitisme et de la thérapie humaniste moderne dans son ouvrage intitulé A 12-Step Approach to the Spiritual Exercises of St. Ignatius. Son livre est fondé sur les parallèles entre les Exercices Spirituels et le programme des « Alcooliques Anonymes ». Les parties comportant 12 étapes dans les Exercices Spirituels sont suivies d’une explication de leur rapport avec la philosophie de la démarche en 12 pas des « Alcooliques Anonymes ». Tout à  fait arbitrairement, Jim Harbaugh implique qu’ainsi on apprend à marcher sur une voie spirituelle nouvelle vers l’indépendance.[7] Mais il y a là un piège pour la pensée, qui deviendra captive de la sinistre philosophie jésuite et sera immunisée contre le témoignage de l’Écriture Sainte sur la nature du seul Dieu vivant et vrai, contre la voie du salut par la Personne et l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ, en Christ.

Loin d’aider les fidèles à « approfondir leur relation avec Dieu », les Exercices Spirituels enseignent au contraire une méthode de visualisation occulte. Cette méthode, il est vrai, peut paraître innocente et même spirituellement satisfaisante. Il reste qu’elle apprend à  fabriquer des images mentales manifestement idolâtres, et donc interdites par la Bible.[8] Ces images mentales communiquent un message, à savoir que Christ est autre que le Dieu biblique, le Dieu qui ne supporte pas d’être représenté. Il existe pourtant des églises qui organisent pour leurs jeunes des réunions à la manière de Taizé, avec des psalmodies répétitives, des temps de méditation silencieuse, le tout à la lueur de cierges.[9] Ce qu’il faut comprendre au sujet de ces formes diverses, c’est que ce sont de simples moyens techniques. Il s’agit de disciplines, c’est-à-dire de structures élaborées et dirigées par l’imagination humaine, utilisant l’interaction avec des symboles. Elles ont un quadruple but : a) provoquer certains états d’âme, certaines dispositions considérées comme désirables ; b) aboutir à la capitulation de toute faculté critique, en focalisant le sujet sur des sensations ou sur des images mentales ; c) réduire habilement tout risque de stress cognitif en occultant les contradictions ; d) affermir le sentiment d’un moi idéalisé et obéissant, qui s’adapte aisément au monde en se conformant volontiers à un programme ou à une autorité.[10]

L’intérêt que suscite actuellement le mysticisme

D’une façon générale, l’Occident connaît aujourd’hui un regain d’intérêt pour le mysticisme. Il en est ainsi parce que dans les milieux évangéliques, depuis le début du 20e siècle au moins, il manque un véritable enseignement biblique sur l’Évangile et sur tout le conseil de Dieu.[11] Vers le milieu du 20e siècle, le pernicieux mouvement hippie atteignit son apogée en Angleterre et en Amérique, gagnant les milieux universitaires et même la culture dans son ensemble. À la base de ce mouvement se trouve l’affirmation maintes fois réitérée : « Dieu est mort », et son corollaire selon lequel toute vérité est relative, y compris les vérités morales. Voilà le vide dans lequel le mysticisme s’est engouffré. L’intérêt qu’on porte aujourd’hui au mysticisme catholique remonte à Thomas Merton au 20e siècle (1915-1968). Merton était un moine trappiste originaire du Kentucky. Il était convaincu que le reniement de soi et les expériences mystiques conduisaient à la pleine obéissance à l’Église catholique romaine, comme cela avait été le cas pour lui. Tout comme avant Merton, Ignace de Loyola avait proposé des expériences mystiques trompeuses, maintenant au 21e siècle Brian McLaren perpétue cette même illusion fallacieuse. À la tête de ce groupe influent que sont les Églises dites émergentes, McLaren reprend à son compte les illusions mystiques d’Ignace de Loyola. Dans son ouvrage A Generous Orthodoxy[12] [Une Orthodoxie généreuse] il montre clairement comment fonctionne sa « pensée émergente ». Son livre se propose de rassembler en une seule entité tous les évangéliques avec les catholiques.  McLaren déclare par exemple : « L’Écriture est une réalité à laquelle Dieu a ‘permis d’être’ ; elle est tout à la fois la création de Dieu et la création des douzaines d’auteurs, de communautés, et de cultures qui lui ont donné le jour. » Ces propos de McLaren, comme la plupart de ses autres enseignements, s’alignent sur la doctrine de l’Église de Rome. La Rome papale n’emploie pas les mêmes termes, mais elle professe les mêmes concepts, car elle affirme : « La Sainte Écriture est la parole de Dieu… La Sainte Tradition…porte la parole de Dieu et la transmet intégralement… »[13] McLaren s’aligne carrément sur la doctrine catholique en cherchant à mettre la créativité de l’homme sur le même plan que celle de Dieu. Il est catastrophique de rabaisser la qualité de l’auteur quand c’est la Parole de Dieu qui est en cause.[14] Saper ainsi l’autorité de la Parole divine, c’est empêcher le lecteur de parvenir à la connaissance de la vérité et de s’ouvrir à cette vérité dans le Christ Jésus. Ainsi, tout comme Ignace de Loyola et le Pape François, McLaren annonce un message propre à damner les âmes, car il a cherché à enlever la clé de la connaissance des Écritures.[15]

Culmination et application

Dans notre culture le mysticisme oriental demeure un fléau, de même que son pendant qui est le mysticisme catholique hérité du Moyen-Âge. Narcissique, notre culture contemporaine est toute préoccupée du moi ; elle a pour réflexe de rejeter la vérité objective, révélée, et pouvant faire autorité. Elle a crée un environnement sociologique et plus ou moins spirituel qui est un terreau favorable au mysticisme oriental et à la mouvance du Nouvel Âge. Il ne faut donc pas s’étonner de ce que dans une société aussi fragmentée que la nôtre, des versions modernisées des Exercices Spirituels jésuites attirent ceux qui cherchent à échapper au chaos qui ne cesse de s’aggraver en Occident. Le fait que le Pape François soit un jésuite attirera vers ces Exercices bien des incroyants religieux et des croyants ignorants.

L’Écriture nous apprend que les douleurs seront multipliées pour ceux qui courent vers un autre dieu, et vers d’autres critères pour déterminer ce qu’il faut appeler « vérité ».[16] C’est à cela que sont destinés ceux qui courent après les visions imaginaires des Exercices Spirituels. Ils subiront la condamnation réservée à ceux qui se précipitent pour réinventer Christ et sa croix, assoiffés qu’ils sont de toutes ces convoitises de la pensée ; ils attirent sur eux-mêmes les jugements du vrai Dieu et de son Christ. Ceux qui multiplient les démarches anti-bibliques ne font que se préparer des douleurs et des angoisses, tant dans cette vie que dans la vie à venir.[17] L’Écriture explique le pourquoi de leur ruine : « …parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie-t-il une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés. »[18]

Le monde loue les actions du Pape François, qu’il tient pour un grand guide spirituel. Les méchants aiment les ténèbres, mais le peuple de Dieu aime la lumière ! Dans leur aveuglement, le Pape François et les jésuites confondent le vrai Dieu avec « un dieu au-dedans de l’homme ».[19] Ils ont cru échapper au Seigneur Jésus-Christ et à son Évangile en se tournant vers « le développement personnel », et vers l’illumination intérieure. Par là ils ont rejeté l’authentique connaissance du vrai Dieu, tout en s’imaginant qu’ils lui sont entièrement attachés. Leurs valeurs sont fondées sur des sentiments personnels, échappant souvent à toute explication raisonnée ; parfois ils découragent activement toute recherche d’explications à la lumière de la Bible ! Sans la conviction que donne le Saint-Esprit, comment reconnaîtront-ils les profondeurs de leur propre méchanceté ? S’ils n’étudient pas les Écritures, comment sauront-ils que « le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ? »[20]

Quoique les Exercices soient alimentés par l’imagination brute, la grâce de Dieu continue à vaincre, à racheter, à sauver. L’Écriture explique que la grâce est une puissance. La grâce ne se borne pas à rendre le salut possible ; elle est efficace et toute-puissante pour l’accomplir. La grâce inouïe du Seigneur reste capable de briser l’arrogance du Pape François et celle des leaders de l’Église dite émergente. Les compromis menteurs et trompeurs de prétendus « responsables » évangéliques contemporains qui nient la vérité biblique se voient démolir par l’œuvre directe du Saint-Esprit au travers de l’Évangile.[21] Seul l’Évangile demeure la puissance de Dieu pour le salut. Quand nous proclamons hardiment sa grâce et sa bonté, nous voyons agir sa puissance. Tous les individus qui ont part au salut « sont gratuitement justifiés par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus. »[22] Face aux spéculations subjectives et irrationnelles, l’Évangile est objectif, raisonné, cohérent, et tout-puissant. L’Évangile de Christ reste ferme. La souveraineté absolue de Dieu est comme un immense bélier détruisant par ses coups cet orgueil humain et ces doctrines humaines dont nous venons de parler. Par nature, nous étions « morts dans nos transgressions et nos péchés »[23] et en rébellion contre le Dieu parfaitement saint. Nous étions à juste titre passibles de la malédiction de la Loi. Pourtant, l’amour de notre Père céleste, dans l’Évangile de la grâce, nous a sauvés du feu de sa juste colère. Par sa grâce, nous nous tournons vers lui par la foi seule, pour recevoir le salut que lui seul accorde, avec la conviction donnée par le Saint-Esprit, sur la base de la mort et de la résurrection de Christ pour les siens.  Nous plaçons notre foi en Jésus-Christ le Seigneur, et en lui seul. En effet, « c’est par la foi que vous êtes sauvés, et cela ne vient pas de vous : c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »[24] Devant tant de grâce et d’amour, nos cœurs fondent de gratitude et d’adoration, et nous proclamons : « Non pas à nous, Éternel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire, à cause de ta bonté, à cause de ta fidélité ! »[25] « C’est de lui, et par lui, et pour lui que sont toutes choses. À lui la gloire dans tous les siècles ! Amen ! »[26]


Richard Bennett, Association “Berean Beacon”, https://bereanbeacon.org/

La libre reproduction de cet article est autorisée, y compris sur l’Internet, à condition qu’elle soit intégrale, et qu’aucune modification ne soit effectuée. Voir aussi les autres articles en français de Richard Bennett, à l’adresse https://bereanbeacon.org/fr


[1] http://www.americamagazine.org/media/videos/pope-francis-still-jesuit 18/03/2014

[2] Mais selon la Bible, la grâce est la faveur imméritée de Dieu, gratuitement accordée au croyant. Romains 3.24 déclare : « Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. »

[3] http://doctrine.org/the-history-of-protestantism-2/the-history-of-protestantism-volume-second-book-fifteenth-the-jesuits/

[4] Genèse 8.21. Du point de vue herméneutique, l’imagination, dans ce contexte, désigne les cadres de pensée de l’homme, ses réflexions et ses structures mentales, manifestant dans sa rébellion un rejet de l’autorité divine au sujet du bien et du mal. Dans la formation ignacienne, le terme « imagination » désigne une imagerie mentale, une idolâtrie de la pensée, l’action de fabriquer des images.

[5] Voir Proverbes 21.16, et Romains 12.1,2.

[6] http://www.ignatianspirituality.com/

[7] 1 Corinthiens 3.19

[8] Exode 20.4, Lévitique 26.1, Deutéronome 4.12-24, Esaïe 44.9-20, Tite 1. 14-16

[9] Au sujet de cette contrefaçon voir www.lighthousetrailsresearch.com/taize.htm et Jean 3.19, 20.

[10] Voir Esaïe 5.20 ; 2 Pierre 2.1

[11] Voir Iain H. Murray, Evangelicalism Divided (Éditions Banner of Truth Trust, 2000)

[12] Brian McLaren, A Generous Orthodoxy (Éd. Zondervan, Grand Rapids, MI, 2004)

[13] Catéchisme de l’Église Catholique,Éd. Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Éditrice Vaticane, Paris 1998, § 81-82

[14]Voir  Esaïe 5.20, et 2 Pierre 2.1

[15] Jérémie 23.16-22

[16] Voir : « Biblical View of Truth », de John Robbins http://www.trinityfoundation.org/journal.php?id=205

[17] Proverbes 28.9 ; Romains 16.18 ; 1 Corinthiens 1.18-23

[18] 2 Thessaloniciens 2.10

[19] Jérémie 14.14 et 23.26

[20] Jérémie 17.9

[21] 2 Corinthiens 4.1-4

[22] Romains 3.24

[23] Éphésiens 2.1

[24] Éphésiens 2. 8-9

[25] Psaume 115.1

[26] Romains 11.36

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