Avec l’élection du Pape François, le mystère de l’iniquité suit son cours

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Richard Bennett

Au lecteur

 Chers amis,

Le monde entier sait maintenant que Jorge Bergoglio est devenu le pape François. En revanche peu de gens savent comment la fonction papale est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Beaucoup n’ont aucune idée des maux que les papes ont infligés à l’humanité au fil de l’histoire : d’où le besoin d’une étude rigoureusement documentée sur la nature profonde de la papauté. Tel est l’objet de l’article ci-dessous. En cette période critique, il est capital de comprendre ce qu’est réellement la fonction papale. Veuillez donc diffuser cet article autour de vous, et si possible, l’afficher sur un site Internet.

Bien à vous, dans la vérité et la grâce de notre Seigneur glorieux,

Richard Bennett

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Le pape François vient de paraître sur la scène mondiale ; beaucoup se demandent quel accueil il recevra dans l’ensemble. À certains, il rappelle l’aura agréable qui s’attachait à Jean-Paul II ; d’autre part, les défaillances de Benoît XVI sont encore présentes dans les esprits. Étant donné le rôle éminent du pape dans le monde, beaucoup s’interrogent sur les changements que ce nouveau pontife apportera à la papauté. Un fait demeure, cependant : depuis le début du 19e siècle, la fonction papale a été pour ainsi dire programmée à l’avance, si bien qu’aucun pape à titre individuel ne reviendra en arrière. Pour quelles raisons en est-il ainsi ?

La préparation du terrain pour le mystère de l’iniquité

Constantin décréta que le christianisme serait la religion officielle de l’empire romain

En l’an 330 de notre ère, l’empereur Constantin transféra le siège de l’empire romain de Rome à Constantinople. Il venait de décréter que le christianisme serait la religion officielle de l’empire. Il espérait que cette mesure procurerait une forte cohérence et une nouvelle unité à cet empire qui s’effritait. La nouvelle « religion d’état » était organisée à peu près sur le même modèle que l’armée impériale romaine. Elle était divisée en quatre grands districts, avec un chef à la tête de chacun. En l’absence de la persécution, la foi simple de l’église primitive subit un déclin. Au cinquième siècle, l’Église de Rome avait cessé d’être une communauté de chrétiens à la foi robuste, tous soumis au Christ Jésus. Elle s’était transformée en une institution dominée par une hiérarchie dans laquelle l’évêque de Rome disposait de pouvoirs prééminents.

 

Le mystère de l’iniquité devient manifeste

L’Écriture parle du « le mystère de l’iniquité ».[1] Cette ignominie particulière prit peu à peu forme au sein de l’Église, tandis que l’empire romain cédait sa place à ce qui allait devenir au 16e siècle « le saint Empire Romain ». Depuis plus de huit siècles, ce « mystère de l’iniquité » s’est manifesté de façon visible sous la forme de « l’homme de péché ». Mais au seizième siècle, c’est seulement après la redécouverte de l’Évangile et des saintes Écritures que les réformateurs et le peuple du « Saint Empire romain » surent le reconnaître.

Les « séductions de l’iniquité » dues à l’apostasie engendrent l’hypocrisie et la tromperie derrière une façade de sainteté et de pureté ; elles voudraient séduire les élus eux-mêmes, si cela était possible. Cela fait des siècles que le pape en exercice s’attribue les titres de « Saint Père » et de « Vicaire de Christ »[2], ce qui s’accorde incontestablement avec la définition que donne l’apôtre Jean de l’Antichrist. Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’Antichrist, qui nie le Père et le Fils.[3] En accaparant ces titres pour lui-même, le pontife dérobe au Père et au Fils la suprématie et l’honneur qui leur sont dus.

Une autre marque de « l’homme de péché » est qu’il siège dans le temple de Dieu, se  faisant passer lui-même pour Dieu. L’Écriture enseigne que depuis la résurrection de Jésus-Christ et la destruction du temple de Jérusalem en l’an 70 de notre ère, ce sont les vrais chrétiens qui sont le temple de Dieu.[4] Ils sont disséminés dans le monde entier. Le pape qualifie ces authentiques chrétiens de schismatiques, parce qu’ils ne font pas partie de « son » église. En même temps, il se proclame chef de l’Église de Jésus-Christ sur terre, et partout où il va, il se fait appeler « Saint Père » et « Vicaire de Christ ».

L’empereur Justinien 1er

Plus que tout autre, l’empereur Justinien 1er œuvra pour établir la suprématie de l’évêque de Rome au sixième siècle. Il fit cela officiellement, légalement, allant jusqu’à soumettre les questions religieuses au contrôle de la loi civile. Le Roy Edwin Froom résume ainsi son action :

« Justinien 1er (527-565) fut le plus grand de tous les chefs de l’empire romain en Orient… Son chef d’œuvre fut la mise en place d’un contrôle sur les questions ecclésiastiques et théologiques, avec pour pièce maîtresse la Lettre Décrétale impériale qui fait de l’évêque de Rome « le Chef de toutes les saintes églises ». Justinien posa ainsi les bases de la suprématie papale dans l’Église.[5]

Le décret de Justinien ne créa pas la fonction papale, mais fournit les bases juridiques permettant aux évêques de Rome d’exercer un pouvoir civil. Bien vite, ces évêques de Rome voulurent régner à la manière des rois. On en arrivait à la situation contre laquelle le Seigneur nous avait mis en garde : « Les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs. Qu’il n’en soit pas de même pour vous. »[6]

Vitalien, évêque de Rome de 657 à 672, fut le premier à porter le titre de « pape » : on l’appelait en latin « Papa Vitalianus », c’est-à-dire « le pape Vitalien ». [7] Il fallut un certain temps pour faire accepter cela par les évêques d’Europe et des Îles Britanniques. Même en Italie du nord en l’an 800, Claude, évêque de Turin, refusait de reconnaître la suprématie de l’évêque de Rome.[8]

La papauté se fortifie grâce au pouvoir civil

Du quatrième siècle à la fin du huitième siècle, la puissance papale s’accrut, en général grâce à des accords avantageux passés avec des rois de divers pays de l’ancien empire romain. Il est vrai que ces contrées bénéficiaient encore d’une évangélisation authentique. Mais la population encore païenne avait une religion qui ne différait pas fondamentalement de celle du pape. Cette dernière lui était donc plus facile à accepter que l’Évangile. Puis au huitième siècle, quand il fallut défendre le pape contre les Sarrasins et les Lombards, les rois de France montèrent au créneau et offrirent au pape la suprématie sur les villes qu’ils avaient conquises. Comme récompense, en l’an 800 le pape Léon III accorda à Charlemagne la couronne impériale avec le titre d’« Auguste », inaugurant ainsi le « Saint Empire romain ». Cet empire allait être constamment agité par la question des limites de la juridiction du pape et de celle de l’empereur : laquelle devait l’emporter sur l’autre ? Seul le déroulement des faits historiques permettait de régler cette question.[9]

Le pape Innocent III qui en 1206 lança l’Inquisition et les bûchers.

Vers le début du treizième siècle, en tant que chef de la religion d’état, la papauté lança l’Inquisition, dont les tribunaux entreprirent d’imposer les doctrines papales antibibliques par l’intermédiaire du « bras séculier », c’est-à-dire du pouvoir civil. Cette machine à tuer papale fonctionna

inlassablement pendant six cents ans, provoquant des bains de sang au moins aussi épouvantables que ceux de Staline, de Mao Tse Tung, de Pol Pot, ou de quelque autre dictateur du vingtième siècle. Ainsi se déployait le mystère de l’iniquité, l’Église catholique romaine liée au pouvoir civil, avec sa papauté ; elle gagna en force et en puissance tout au long du haut moyen-âge, puis du moyen-âge. Elle accumula des richesses, des biens, et de l’influence par l’Inquisition et par d’autres méthodes cruelles, immorales et radicalement contraires à la Bible, comme le meurtre et la rapine à grande échelle.

La Réforme inaugure l’ère moderne

L’Église de Rome apostasia radicalement au Concile de Trente quand elle déclara solennellement en 1547 :

« Si quelqu’un dit que la foi justifiante n’est autre chose que la confiance en la divine miséricorde, qui remet les péchés à cause de Jésus-Christ ; ou que c’est par cette seule confiance que nous sommes justifiés : Qu’il soit Anathème [=maudit, damné]. »[10]

Entre le sixième siècle et la Réforme au seizième siècle, le mystère de l’iniquité avait accumulé un pouvoir politique considérable et de grandes richesses terrestres. L’Inquisition papale meurtrière fut toutefois impuissante à arrêter la propagation de la Réforme en Europe du nord, en Angleterre, en Écosse, et en Scandinavie. Mais du seizième au dix-huitième siècle, des milliers de chrétiens bibliques furent persécutés sans merci. Providentiellement, beaucoup purent s’enfuir vers le « nouveau monde », l’Amérique, pays né de la Réforme.

En 1648, le Traité de Westphalie[11] mit fin à la Guerre de Trente Ans entre l’Église catholique et les princes luthériens et calvinistes.[12] Tout d’abord, la Réforme avait rétabli

le principe de l’autorité absolue de la Parole divine écrite, la Bible.[13] La redécouverte généralisée de l’Évangile de la grâce, et la diffusion de la Bible dans les langues vernaculaires ne pouvaient que modifier la forme des gouvernements civils, la religion d’un grand nombre ayant changé. On s’accorda pour déclarer que chaque nation devait être souveraine : c’en était fini du  Saint Empire romain devant lequel toutes les nations s’inclinaient. La mise en pratique de ce principe par un traité marqua le début de l’ère moderne. Ce changement colossal, cette destruction du Saint Empire romain aurait pu sonner le glas de l’Église catholique romaine. Mais il n’était pas si facile d’en finir avec le mystère de l’iniquité, qui est l’âme même de la papauté.

Le mystère de l’iniquité devient un état nation moderne

En 1798, alors qu’un général de l’armée napoléonienne venait de détrôner Pie VI[14], on aurait pu croire que la papauté touchait à sa fin, en tant qu’institution de l’ancien saint Empire romain. Mais ce n’était pas le cas. En réalité, tout au long du dix-huitième siècle, la papauté se réorganisa. Il est vrai qu’elle avait perdu sa puissance civile et le statut civil officiel qui la plaçait au-dessus des états nations modernes. Mais elle avait toujours ses structures institutionnelles visibles, son infrastructure, et ses jésuites ; elle conservait ses rites religieux, son faux évangile, ses traditions, son clergé et son laïcat. Tout cela restait en place et fonctionnait comme une machine bien huilée.

Sur le plan de l’action extérieure, la papauté ne perdit pas de temps et s’attaqua à l’Angleterre, qui avait produit tant de solides et vaillants puritains au dix-septième et au dix-huitième siècle. Au dix-neuvième siècle, l’Angleterre était encore en première ligne : elle envoyait de nombreux missionnaires évangéliques jusqu’aux extrémités de la terre. En 1844, la papauté lança le « Mouvement du groupe d’Oxford » par l’intermédiaire de John Henry Newman afin de reprendre le contrôle de l’Église anglicane. La stratégie était de la faire évoluer insensiblement en la privant peu à peu de la prédication de l’Évangile et des grandes doctrines de la foi biblique, remplacées par des rituels et par des témoignages personnels. Si la papauté arrivait à ses fins, l’Angleterre redeviendrait une nation catholique.

Le pape Pie IX, à qui l’on doit le dogme de l’infaillibilité papale promulgué par le Concile de Vatican I en 1870.

Sur le plan de sa politique intérieure, pour renforcer son contrôle des catholiques de base, en 1854 la papauté déclara que Marie avait bénéficié d’une « Immaculée Conception ».[15] Avec cette Marie suprêmement exaltée, la papauté a fabriqué une figure centrale de remplacement, une figure « visible » à laquelle les fidèles catholiques s’unissent par la prière. Leur attention est ainsi détournée du Seigneur Jésus-Christ invisible et de sa Parole écrite. Jésus-Christ et sa Parole une fois écartés, le fidèle centre tout naturellement son attention sur l’image visible qu’il a sous les yeux et à laquelle il adresse ses prières.

De plus, le pape Pie IX joua un rôle capital dans la mise en place du concept de « l’infaillibilité pontificale ».[16]  Faisant preuve d’une ingéniosité remarquable, le Vatican promulgua cette doctrine, que la lumière des Écritures rend absurde ; pourtant, cette même Église avait au cours de sa propre histoire déclaré hérétiques des papes qui adhéraient à cette doctrine. Le Concile de Vatican I en fit cependant un article de foi en 1870.[17] Cette doctrine de l’infaillibilité pontificale concentra dans les mains du pape en exercice des pouvoirs dictatoriaux encore jamais vus dans l’Église catholique. Ensuite, les papes successifs restaurèrent la nature profonde de la papauté en réorganisant le droit catholique romain pour en faire le Code de Droit canonique de 1917.

Le Vatican retrouve le pouvoir civil à l’ère moderne

La blessure apparemment mortelle reçue en 1798[18] fut guérie en 1929, quand sous Mussolini le Vatican retrouva son statut de puissance temporelle souveraine. « Le Saint Siège », comme on l’appelle, possède un territoire géographique au coeur de Rome, la ville aux sept collines. Le concordat signé avec Mussolini ne fut que le premier de toute une série de concordats civils, dont le plus infâmant fut l’accord conclu entre le pape Pie XII et Adolf Hitler.[19] Ainsi, la papauté se fortifia intérieurement grâce au Code de Droit canonique de 1917, et extérieurement par les concordats, des accords juridiques passés avec différentes nations. Le Vatican détient ainsi un pouvoir civil qui n’a rien de négligeable : dans la plupart des nations souveraines de par le monde, il a des fidèles. Ses accords civils avec ces mêmes nations permettent à l’Église catholique d’enseigner sa foi aux siens. L’Église catholique détient ainsi un pouvoir double : puisque tout catholique craint pour son salut éternel et que sa loyauté première est envers sa « Sainte Mère l’Église », il devient un pion docile dans la main de la papauté.

Le mystère de l’iniquité change de stratégie

Le Concile de Vatican II (1963-1965) opéra officiellement un changement stratégique dans le projet papal de réunir les protestants sous l’autorité du catholicisme, tout en amenant aussi d’autres religions sous sa houlette. Avant le Concile, la politique était celle de « la séparation d’avec les autres religions ». Depuis, c’est une politique d’œcuménisme qui cherche à tout intégrer : les diverses religions du monde, et en particulier les croyants bibliques. Désormais ces derniers sont qualifiés de « frères séparés », alors qu’auparavant on les appelait « hérétiques ». L’islam, le bouddhisme et l’hindouisme cessaient d’être appelés « religions païennes » ; ils étaient désormais acceptés en tant que religions contenant « ce qui est vrai et saint ».[20] Par cette nouvelle stratégie, l’Église catholique romaine cherche à attirer le monde à elle, essentiellement au moyen du dialogue. Le Concile a établi et clairement expliqué ses propres règles et ses objectifs en la matière, dans le Document post-conciliaire n° 42 sur l’œcuménisme.  Ce document précise que « le dialogue n’est pas une fin en soi…  le dialogue œcuménique ne se limite pas au plan théorique et purement conceptuel. »[21]  Au contraire,  « il sert à transformer les modes de pensée, les comportements, et la vie quotidienne de ces communautés [non catholiques].  Il prépare ainsi la voie vers leur unité dans la foi au sein de l’Eglise une et visible. »[22]

À la différence du Corps de Christ, dont l’unité est en Jésus-Christ lui-même, l’unité que recherche l’Église romaine est extérieure et visible ; elle est susceptible d’être imposée par des lois civiles, comme l’explique le « Compendium de la doctrine sociale de l’Église » au moyen de toute une terminologie trompeuse.

La déclaration officielle du pape est que « la rencontre œcuménique n’est pas une œuvre individuelle, mais aussi une tâche de l’Église catholique romaine, qui prévaut sur toutes les opinions individuelles. »[23]         La papauté estime que ce processus demandera du temps. Le but de l’Église catholique est très clairement exprimé : il s’agit de ramener « toutes les églises chrétiennes » sous son autorité. Selon elle, « par cette voie, peu à peu, après avoir surmonté les obstacles empêchant la parfaite communion ecclésiale, se trouveront rassemblés par une célébration eucharistique unique, dans l’unité d’une seule et unique Eglise, tous les chrétiens. Cette unité, le Christ l’a accordée à son Église dès le commencement.  Nous croyons qu’elle subsiste de façon inamissible [ne pouvant être perdue] dans l’Église catholique. »[24]

Le pape Jean-Paul II, qu’on avait d’abord pris pour un libéral et un moderne, augmenta encore les pouvoirs dictatoriaux que lui conféraient le Code de Droit canonique de 1917 et le Concile de Vatican I (qui avait institué l’infaillibilité pontificale.) Jean-Paul II révisa le Droit canonique de 1917, le rendant plus conservateur encore. D’autre part, il prit soin de nommer de nouveaux évêques qui partageaient ses vues centralisatrices.

Comme un nouveau Hildebrand, par le droit ecclésiastique et par les lois civiles, Jean-Paul II mit en place une structure permettant à la papauté de déployer, au moment favorable, sa puissance et son autorité. Ce même Jean-Paul II s’efforça avec une détermination sans faille de réviser les lois de l’Église catholique romaine. Depuis l’époque de Hildebrand, les papes ont jugé nécessaire de promulguer des lois ecclésiastiques rigoureuses, draconiennes, avant de chercher à contrôler, au besoin par la force, leurs propres sujets et aussi les non catholiques. En 1983, la version révisée et augmentée du Droit canonique stipule par exemple : « L’Église a le droit inné et propre de contraindre par des sanctions pénales les fidèles délinquants »[25] Une étude attentive de ces lois montre qu’elles sont encore plus sévères et plus totalitaires que celles du passé. Si quelqu’un refuse de soumettre au pape son intellect et sa volonté, ou s’il rejette certaines doctrines papales, il est passible de sanctions rigoureuses. Le deuxième point du Canon 1312 énonce les sanctions qu’il peut subir : « La loi peut établir d’autres peines expiatoires qui privent le fidèle d’un bien spirituel ou temporel et qui soient conformes à la fin surnaturelle de l’Église. »[26]

Le mystère de l’iniquité, partie prenante dans le pouvoir à l’ère post-moderne

L’Église catholique romaine ne se contente pas de gouverner ses propres fidèles. Aujourd’hui, à l’aube de l’ère post-moderne, la pensée mondialiste[27] s’est généralisée ; or la papauté se prépare à ce changement depuis l’aube du dix-neuvième siècle. Le « Compendium de la doctrine sociale de l’Église [catholique] », dont la compilation commença dès la fin du dix-neuvième siècle sous Léon XIII est un catalogue du droit catholique. Il explique les idées des papes et leurs plans de restructuration de la société civile et du monde politique ; il énonce des lois et des diktats qui s’appliquent à tous les individus, partout dans le monde. Le « Compendium » précise, par exemple, que tout humain en tout lieu fait partie du « bien commun ». Tout un chacun a part au bien commun et possède quelque chose qui contribuera au bien commun. Le Compendium en appelle constamment à « l’équité, l’égalité, la justice sociale, la justice économique… ». Mais ces termes ont été redéfinis : ils signifient que chacun, qu’il soit d’accord ou non, est obligé de partager ses biens avec tous ceux que l’état désignera. Dans un premier temps, on tolèrera les récalcitrants et les retardataires ; par la suite, on les contraindra à participer.[28]

Jean-Paul II et Benoît XVI ont l’un et l’autre préconisé une nouvelle structure gouvernementale qui dirigerait l’Assemblée Générale des Nations Unies. Ce nouvel organisme gouvernemental élaborerait, à lui seul et de façon autonome, des lois et des décrets que les états nations de l’ONU imposeraient. Autrement dit, ces papes recommandent la mise en place d’un nouvel empire mondial souverain, sous lequel les nations ne feront qu’imposer des lois et des décrets émanant de cette instance supérieure que personne n’aura élue. Tout bien, toute ressource, et toute propriété seront à la disposition du gouvernement de l’ONU et de celui des nations. En un mot, la papauté veut un gouvernement mondial entièrement centralisé, avec l’Église catholique romaine comme autorité morale et juridique. À cet effet, l’Église de Rome manifeste une audace croissante, introduisant dans les forums publics nationaux et internationaux son projet de restructuration de la société civile séculière. La personnalité publiquement manifestée par le pape François ne saurait changer quoi que ce soit à cet objectif central de la papauté.

Le « Compendium » fait l’objet de remises à jour constantes ; sans cesse de nouvelles données sont réunies, collationnées, et enseignées individuellement aux laïcs catholiques. La plupart des catholiques ne reconnaissent pas la nature du programme qui sous-tend ces changements qu’on leur enseigne. Pourtant, tout laïc catholique est tenu d’œuvrer pour transformer la manière de penser de la société qui l’entoure, afin d’aligner celle-ci sur le projet papal pour l’Église et le gouvernement civil.[29] Au cours des cinquante années écoulées depuis Vatican II, des laïcs catholiques de tous milieux ont consciencieusement œuvré, avec succès, à introduire ce nouveau cheval de Troie – la doctrine sociale catholique – dans  toutes sortes de groupes religieux, politiques et sociaux. Dans l’ensemble, les églises évangéliques ont accueilli cet apport comme s’il s’agissait d’un honneur.

Depuis au moins soixante-dix ans, on s’emploie à faire de la doctrine sociale catholique le courant dominant dans le monde politique. Considérez seulement ces expressions devenues si familières : « la redistribution des richesses », « la justice sociale », « la justice économique », « la dignité de la personne humaine », « le bien commun », « l’équité », et « le droit à la vie, à la nourriture, au vêtement, au logement, au repos, aux soins médicaux, à l’éducation, et à un emploi ». Des individus et des groupes catholiques répandent partout la doctrine sociale catholique, ajoutant à leur évangélisation les dernières instructions émanant de la papauté. Celle-ci précise que tel est le devoir de tout catholique.  Voilà comment le « mystère de l’iniquité » présent dans l’institution catholique romaine et sa fonction papale réussit à investir la sphère des gouvernements civils et à répandre partout dans la société ses idées antibibliques. Ces idées sont destinées à engendrer des lois ruineuses et injustes qui asserviront ceux qui y seront soumis. L’utopisme, le socialisme, le communisme, le totalitarisme sont issus des doctrines et des pratiques de la papauté. Ces idées impies sont enseignées dans le « Compendium » comme faisant partie intégrante de la doctrine sociale catholique.

En tant qu’organisation temporelle, le Saint-Siège a des ambassadeurs dans bien des nations. Ne voulant pas se soumettre à la tutelle des Nations Unies, il préfère y siéger comme observateur et non comme membre. Le Saint-Siège a également le statut d’observateur dans de nombreuses autres instances internationales. D’autre part, l’Église romaine possède une infrastructure efficace dans la plupart des nations. Elle est donc fort bien placée pour tirer profit du développement de la mouvance mondialiste dans tout domaine que les étatistes, les utopistes, et les totalitaristes auraient l’intention d’exploiter à leurs propres fins. Grâce à la « cinquième colonne » qu’elle possède dans toutes les nations, elle est capable d’y pervertir l’Évangile, d’y mettre sur la touche les vérités scripturaires en les déclarant fausses ou sans importance, et de leurrer les croyants bibliques en minant leur amour pour la vérité. Qu’est-ce qui pourrait l’empêcher de reprendre sur une vaste échelle le commerce des âmes humaines, en concluant des marchés avec les chefs des nations pour glorifier sa propre puissance ?

Conclusion

Le « mystère de l’iniquité » fit son apparition au temps de la Rome impériale mais survécut à la chute de l’empire romain. En 537, Justinien posa les bases juridiques lui permettant de s’emparer du pouvoir civil, et cette conquête se poursuivit tout au long des dix siècles suivants. La puissance temporelle de l’Église romaine fut limitée par la redécouverte de la Bible et la prédication de l’Évangile lors de la Réforme au seizième siècle. Cette même puissance fut tenue en échec par les puritains du dix-septième et du dix-huitième siècle. Elle survécut toutefois à la défaite du Saint Empire romain, et au vingtième siècle, elle acquit le statut de nation souveraine. Tout est désormais en place pour qu’elle ait un rôle capital dans le jeu du pouvoir pendant l’ère post-moderne.

À l’heure actuelle, c’est le pape Francis qui est la tête visible de l’Église romaine. Mais le mystère de l’iniquité demeure la puissance sur laquelle son trône est établi. Ce mystère de l’iniquité n’est rien d’autre qu’une contrefaçon satanique du « mystère de la piété ». Comme l’affirme l’Écriture, « Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché aux nations, cru dans le monde, élevé dans la gloire. »[30]

Le « mystère de la piété » est la grande révélation divine : Dieu manifesté pleinement dans la Personne de son Christ. L’Écriture proclame : « Dieu, ayant anciennement parlé à nos pères par les prophètes, à plusieurs fois et en plusieurs manières, nous a parlé en ces derniers jours par son Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, et par lequel il a fait les siècles ; et qui étant la splendeur de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, ayant fait par soi-même la purification de nos péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine, dans les lieux très hauts. »[31]

Contempler la puissance, la sagesse, et la bonté du Père, c’est en même temps contempler la puissance, la sagesse, et la bonté du Seigneur Jésus-Christ ; en effet, en tant que Médiateur, il possède en lui-même la nature et les perfections de Dieu. Seul le Seigneur Jésus-Christ peut combler nos cœurs. Il n’existe pas de système ecclésial qui puisse nous combler : seule notre relation personnelle avec notre Seigneur peut accomplir cela. Comme le dit sa Parole : « Quel autre ai-je au ciel que toi ? Et sur la terre je ne prends plaisir qu’en toi. »[32] Qu’elles sont vaines et insignifiantes, les promesses du système papal, quand on les compare avec la Personne du Seigneur Jésus-Christ, que sa Parole révèle comme étant celui qui « se distingue entre dix mille. »[33]

Si au seizième siècle on n’avait pas redécouvert l’autorité absolue de la Bible et l’Évangile de la grâce lors de la Réforme, peut-être que le mystère de l’iniquité n’aurait pas encore été démasqué. Cependant, malgré la manifestation insolente du mystère de l’iniquité dans le monde actuel, le Saint-Esprit poursuit son œuvre : il convainc de péché devant le Dieu saint des hommes et des femmes, et il leur donne la repentance, les conduisant à la vie dans le Christ Jésus. « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »[34] Le croyant véritable goûte donc « la grâce dont il nous a favorisés dans le bien-aimé. En lui [Jésus-Christ] nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce. »[35] Que les paroles redoutables du Seigneur en Matthieu 7.21 retentissent aux oreilles de ceux qui toute leur vie ont mis leur foi dans un système religieux : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » Ceux qui se contenteraient de reconnaître l’autorité de Christ, de penser qu’il est Dieu, qu’il est parfait et qu’à son expiation s’attachent des mérites infinis n’auront point part à la gloire de Dieu : non, cela est réservé à ceux qui font la volonté du Père. Jésus-Christ résume en quelques mots ce commandement de croire quand il dit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »[36] De même, l’apôtre Paul et Silas ont déclaré : « Crois au Seigneur Jesus-Christ, et tu seras sauvé, toi et ta famille. »[37]  Croire en Jésus-Christ, c’est reconnaître qu’il a tous les droits sur votre vie. La question qui se pose donc à vous est la suivante : « Avez-vous goûté au mystère de la piété ? »  Connaître Jésus-Christ personnellement, c’est connaître les bras éternels du Dieu très saint. Un cri monte-t-il du fond même de votre cœur vers lui, « Abba, Père ! »[38] ? Il vous offre l’eau de la vie avec l’abondance de sa grâce, infiniment plus puissante que tous les maux du péché. L’appel du Seigneur selon l’Écriture, le voici : « L’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne l’eau de la vie, gratuitement. »[39]

Celui qui est convaincu de péché, quand il a mis sa foi en Jésus-Christ seul, par la grâce seule et par la foi seule, trouve en Christ son garant unique, son refuge unique en présence du Dieu très saint. Alors non seulement il est délivré de ses péchés, mais il est conduit à « régner dans la vie » : « Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice règneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul. »[40] Ceux qui reçoivent la grâce abondante par Christ ne sont pas seulement rachetés de la tyrannie de la mort : ils vivent et règnent avec Christ et sont chaque jour sanctifiés par sa Parole par le Saint-Esprit, et par la communion constante avec Christ. Avec lui, ils règneront à jamais et le glorifieront pendant toute l’éternité. Mettez votre foi en lui seul, et vous serez en sécurité en lui, « pour célébrer la gloire de sa grâce dont il nous a favorisés dans le bien-aimé. »[41] Vous contemplerez alors « le mystère de la piété. » « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. »


Richard Bennett, Association “Berean Beacon”, https://bereanbeacon.org/

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[1] 2 Thessaloniciens 2.7b

[2] Du latin « Vicarius Christi », c’est-à-dire celui qui agit à la place de Christ, et qui occupe sa place ; le remplaçant de Christ. Ce titre papal parle de primauté suprême et universelle, sur le plan de l’honneur comme sur celui de l’autorité dans l’Église de Christ. Or ce titre, cet honneur, et cette autorité appartiennent exclusivement à Jésus-Christ lui-même.

[3] 1 Jean 2.22

[4] 2 Corinthiens 6.16, et Hébreux 4.6.

[5] Le Roy Edwin Froom, The Prophetic Faith of our Fathers : The Historical Development of Prophetic Interpretation (Washington DC: Review and Herald Publishing Association, 1950) Vol. 1, pp. 507-508.

[6] Luc 22.25-26.

[7] Voir www.answers.com/topic/Pope-vitalian

[8] Ce fut seulement après la mort de l’évêque Claude que le diocèse de Turin fut privé de l’Évangile et des Saintes Écritures, lorsque la région passa sous l’autorité de l’évêque de Rome. De même aujourd’hui, c’est là où l’Évangile est dilué et où l’on cesse de prêcher tout le conseil de Dieu selon la Bible que le mouvement œcuménique catholique romain arrive à s’infiltrer dans des églises jusqu’alors restées saines. Dès lors, il suffit d’un pas pour rejoindre le nouveau mouvement dit de l’Église émergente ; or l’Église émergente n’est qu’une voie ramenant au bercail romain.

[9] Voir Philip Schaff, History of the Christian Church (Éditions Hendrickson, 1885) Vol. 4, pp 250-253.

[10] Voir http://www.jesusmarie.com/concile_de_trente.html  Décrets sur la Justification,

13 janvier 1547, 6e session, chapitre XVI, canon XII.

[11] Voir milestonedocuments.com/documents/view/treaty-of-westphalia

[12] Le Roy Edwin Froom, The Prophetic Faith of our Fathers : « Par ce traité [la Paix de Westphalie], les princes catholiques, calvinistes, et luthériens se mirent d’accord pour se tolérer réciproquement, dans des limites soigneusement définies. La vérité évangélique, jusqu’alors étouffée, échappa enfin à la domination papale. » Vol. II, p 599.

[13] Le Christ Jésus a également déclaré que « l’Ecriture ne peut être abolie » (Jean 10.35). La Bible rend témoignage à sa propre véracité essentielle : « Toute ta parole est vérité » (Psaume 119.160). La Parole écrite de Dieu est « La Parole de vérité » (Psaume 119.43 ; 2 Corinthiens 6.7). Dieu déclare au sujet de sa propre Parole : « Ces paroles sont certaines et vraies » (Apocalypse 21.5). La Parole écrite de Dieu est infaillible et exempte d’erreur dans toutes ses parties, qu’elle traite de questions terrestres ou de questions spirituelles.

[14] Le général Louis-Alexandre Berthier, chef de l’état-major de Napoléon, entra à Rome sans rencontrer d’opposition le 10 février 1798 et proclama une République Romaine. Il exigea que le pape renonçât à son pouvoir temporel. Le pape refusa, et fut emmené captif en France où il mourut peu après un voyage pénible.

[15] La plupart des autres dogmes traditionnels sur marie se fondent sur « L’Immaculée Conception ». Un culte exaltant Marie par-dessus tout est aujourd’hui pratique courante. Par exemple, le « Catéchisme de l’Église catholique déclare officiellement au paragraphe 2677: « En demandant à Marie de prier pour nous, nous nous reconnaissons pauvres pécheurs et nous nous adressons à la ‘Mère de la miséricorde’, à la Toute Sainte. »

[16] Attribuer la tradition papale à la conduite du Saint-Esprit, en avoir la présomption de revendiquer l’infaillibilité pontificale revient à blasphémer contre le Saint-Esprit, au sens le plus strict.

[17] Le pape Honorius (625-638) fut déclaré hérétique par le Sixième Concile Œcuménique (680-681). Le pape Léon II, et tous les autres papes jusqu’au 11e siècle le condamnèrent également comme hérétique. Il y eut donc des papes « infaillibles » qui condamnaient comme hérétique un autre pape « infaillible ».

[18] La blessure : voir la première phrase de la partie intitulée : « Le mystère de l’iniquité devient un état nation moderne »

[19] Voir l’ouvrage de John Cornwell, Hitler’s Pope : the Secret History of Pius XII (NY 10014: Viking Press, 1999) p. 7. « En 1933 Pacelli trouva un partenaire efficace en Adolf Hitler pour négocier son Concordat du Reich. Leur traité autorisa la papauté à imposer aux catholiques allemands les nouvelles lois ecclésiastiques, et accorda de généreux privilèges aux écoles catholiques et au clergé. En contrepartie, l’Église catholique allemande, avec son parti politique parlementaire et plusieurs centaines d’associations et de journaux catholiques s’abstint « volontairement » de toute action politique et sociale, sur l’initiative de Pacelli. L’abdication du catholicisme politique en 1933, négociée et imposée par Pacelli depuis le Vatican avec l’accord du pape Pie XI, garantit que la montée du nazisme ne rencontrerait aucune opposition de la part de la communauté catholique la plus puissante du monde… »

[20] Voir “Nostra Aetate”, Déclaration de Vatican II sur l’Église et les religions non chrétiennes: http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_decl_19651028_nostra-aetate_fr.html

[21] Vatican Council II: The Conciliar and Post Conciliar Documents, Post Vatican Council II Document N° 42, “Reflections and Suggestions Concerning Ecumenical Dialogue”, S.P.U.C., Austin Flannery, O.P., Gen. ED., 1981 ed.,  (Northport, NY: Costello Publ. Co., 1975) Vol. 1, Sect. VI; p. 549.

[22] Ibid., n° 42, pp. 540-541.

[23] Ibid., p. 545.

[24] Ibid., p. 541 Caractères gras ajoutés.

[25] Code de droit canonique de 1983, http://www.vatican.va/archive/FRA0037/__P4R.HTM

[26] Canon 1336, 2.

[27] Le mondialisme consiste à placer les intérêts du monde entier au-dessus de ceux des nations souveraines considérées individuellement.

[28] Compendium de la doctrine sociale de l’Église, sections 167, 173, 177 à 179, et 191. http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace/documents/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html

[29] Ibid., sections 80, 83. Voir aussi le Catéchisme de l’Église Catholique, paragr. 168, 169, et 181. Catéchisme de l’Église catholique,  Éditions Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Librairie Éditrice Vaticane, Paris, 1998.

 

[30] 1 Timothée 3.16

[31] Hébreux 1.1-2 (Traduction David Martin).

[32] Psaume 73, v.25.

[33] Cantique des Cantiques, 5.10

[34] Éphésiens 2. 8-9.

[35] Éphésiens 1. 6-7.

[36] Jean 6.29.

[37] Actes 16.31.

[38] Romains 8.15 : « Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption par lequel nous crions Abba ! Père ! »

[39] Apocalypse 22.17

[40] Romains 5.17.

[41] Éphésiens 1.6.

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